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19.11.2006
Projet Vauban...
La vente aux enchères des anciens bâtiments de l’école A. Briand et le projet pour la Maison Lauga :
Lors du Conseil Municipal du 19 Octobre 2006 , on nous a demandé d’approuver :
- la cession de l’emplacement du terrain du défunt cinéma Le Vauban CGR…
- la vente aux enchères des anciens bâtiments de l’école A. BRIAND ;
- la vente d’une partie de la propriété LAUGA.
Toutes ventes ou cession ayant pour but de faciliter des promotions immobilières privées. Certes, comme le dit Monsieur le Maire, «La Ville n’a pas vocation à garder dans son patrimoine des immeubles libres de toute occupation et devant subir d’importants travaux de rénovation…».
Mais alors, pourquoi ne pas profiter de ces opportunités foncières communales même réduites pour entreprendre un débat citoyen dans le quartier et dans la ville, auprès des habitants, des associations ? Ces quartiers n’ont-t-ils pas besoin d’une place, d’une aire de jeux, d’une salle de réunion ?
Pourquoi ne pas confier à un organisme HLM – qui ont une compétence d’aménageur trop souvent sous-employée – le soin de proposer quelques logements en accession sociale ? un petit commerce de proximité, un ou deux sièges d’entreprises du tertiaire ?
Pourquoi faut-il se débarrasser ainsi du foncier communal, sans précaution quant à l’acquéreur, sans exigence quant aux destinataires, sans garanties anti-spéculatives ? A qui profite la vente ? Nous émettons trois hypothèses :
- soit la Ville a besoin de liquidités pour rééquilibrer un budget fragilisé par des investissements pharaoniques ;
- soit elle démissionne une fois de plus, en laissant l’appétit des promoteurs immobiliers se rassasier à bon compte non pas de notre patrimoine foncier mais de celui que nous aurions pu laisser aux générations suivantes ;
- soit… les deux hypothèses vont de pair.
Le souhait de mixité sociale et d’établissements de parcours résidentiels «en promouvant de nouvelles formes d’habitat plus économe de la ressource foncière», souhait affiché par Monsieur le Maire et sa majorité dans tous les documents d’urbanisme et de communication de la Ville se trouve démenti, une fois de plus, par les faits.

(emplacement de l'ancien cinéma CGR Vauban aux allées Marines)

19:55 Publié dans Aménagement Urbain Logement, Baiona ez da salgai, Municipales Bayonne 2008 | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note



JOALDUNAK[



Commentaires
... soit la Ville a besoin de partenariats privés pour financer sa politique de construction, ce qui est plus plausible, courant (?) et ne choquerait guère. Dans ce cas, la critique porte sur le comité de sélection des projets, ad hoc, extra-municipal de fait puisque il n'y avait pas d'élus d'opposition. La réalité est que la municipalité fait valider ses choix d'urbanisme par des commissions qu'elle nomme en dehors de la sphère démocratique municipale. La question est : a-t-elle le droit ? C'est marqué où ? Dans le code des collectivités ? Pourriez-vous nous dire ?
Ecrit par : Karine | 19.11.2006
Ce sont les promoteurs immobiliers qui ont besoin de la Ville et ce devrait être la Ville qui dicte la politique de construction. La Ville a des moyens de pression considérables et l'attractivité de notre "Côte Basque" est telle que les promoteurs immobiliers privés satisferaient à toutes les demandes qui leur seraient faites. La Ville peut très bien ériger en règlement, y compris dans les promotions immobilières privées un certain nombre de dispositions en matière de mixité sociale mais aussi d'activités ( exemple : salle de réunions + habitat etc..) suivant des besoins de quartier et de ville qu'elle aura déterminé en concertation avec les habitants et en particulier ceux du quartier concerné.
En ce qui concerne les choix architecturaux, ils sont effectivement pris en commission peu élargie. De plus, c'est la CABAB qui détient désormais la compétence Habitat et dispose donc de sièges dans ces commissions. Pour l'anecdote, quand Mr Grenet présente les choix, il dit "Nous avons sélectionné X projets, j'ai choisi Untel". Pour l'anecdote aussi, 6 ou 7 promoteurs regardent le " gâteau bayonnais" en se léchant les babines. Même si nos moyens sont modestes, nous essaierons de réagir le mieux et le plus fort possible.
En tant qu'élu de l'opposition municipale bayonnaise, nous ne sommes pas dans ces commissions. Jusque là, tout est légal ; mais ce qui est légal n'est pas forcément légitime...
A notre avis, dans ce type de projets, deux critères ne sont pas satisfaits : la présence systématique de clauses sociales dont nous parlons régulièrement ( clauses anti spéculatives, quotas de logements sociaux et/ou d'accession sociale,etc...) et la présence systématique de clauses environnementales ( label HQE).
Pour ce qui concerne les critères relevant de l'esthétique, la conseillère municipale que je suis ne serait pas forcément la mieux placée. Là aussi, je suis persuadée que si tous les projets étaient l'objet d'une véritable concertation avec les habitant-e-s, l'architecture des bâtiments ferait l'objet d'examens attentifs et judicieux par des conseils d'habitants. L'avis des riverains pourrait être alors déterminant. Le bon sens et le bon goût n'est pas l'apanage des élus.
Ecrit par : Peyrucq Béatrice | 21.11.2006
Bravo pour votre réponse, Madame la Conseillère municipale, elle a le double mérite de la clarté et de la rapidité. Toutefois, il me semble que vous n'avez pas entièrement répondu à l'interrogation de Karine. Si, selon votre propos, le fait que vous ne soyez pas représenté dans les commissions d'urbanisme est "légal", vous ne précisez si le code des collectivités réglemente réellement ces dites-commisions et comment. Personnellement, quoique néophyte, mais très curieux de tempérament, j'ai fait quelques recherches sur le sujet sans réussir à trouver les réponses. Serait-ce tout simplement parce que la loi omet de codifier efficacement la démocratie de proximité ?
Ecrit par : Francky | 26.11.2006
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