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19.07.2007

Fêtes de BAYONNE 2007

Le point de vue de BAIONA BERRIA


Le rôle de la Commission Extra Municipale des Fêtes :

 

La Commission Extra municipale des Fêtes est une simple chambre d’enregistrement.

Bien avant l'édition 2005 des Fêtes, nous en avons contesté le fonctionnement. Le 7Septembre 2006, et malgré notre souhait exprimé de parler des tous les aspects de la Fête, Monsieur Henri LAUQUÉ, son président, a cantonné au choix des Animations et, cette année, à la re-dynamisation du Corso, le rôle de cette Commission. Pourtant, les personnes présentes ne refusaient pas le débat et apportaient des idées sur leur conception des Fêtes. Monsieur LAUQUÉ a systématiquement renvoyé à la responsabilité du Maire tous les autres aspects de l'organisation des Fêtes. Un compte-rendu a été alors demandé. Ce document, s'il existe, ne nous a pas été transmis.

Seules donc, les animations et le corso ont été traitées et notre participation en tant qu'élu-e-s devenait donc inutile.

 

Le rôle du Maire

 

S’il y a des problèmes pendant cette édition 2007, ils seront effectivement de la responsabilité du Maire. Refusant de partager informations, état des lieux réels des actes de délinquance, de violences et de vandalisme, s'en offusquant ou les minimisant selon les jours et les interlocuteurs, prenant en main en comité restreint l'organisation, refusant d'exposer sa conception des Fêtes et d'entendre celle des autres, Jean GRENET prend donc le risque d'assumer seul la responsabilité pleine et entière des dérapages. Nous partagerons cette responsabilité le jour où nous serons dûment associé-e-s à toutes les étapes de l'élaboration.

L'impuissance proclamée dans la presse et en Conseil Municipal du 19 Juillet par le Maire face aux questions dérangeantes, devient sa ligne de communication cette année :

  • il se dit désarmé face aux sonos extérieures installées sur des balcons

  • il déclare que les forains choisissent eux mêmes leur emplacement

  • il ne peut imposer aux cafetiers d'ouvrir leurs toilettes

  • il espère que tout va bien se passer !

La sécurité reste donc le problème N° 1 des Fêtes et représenterait 70% du coût pour la Municipalité.

Les mesures policières annoncées cette année par la Préfecture dépassent sûrement les espérances de Jean GRENET. On pourrait sourire de l'arrêté concernant les personnes « manifestement ivres » mais les autres mesures ne prêtent pas à l'ironie :plusieurs centaines d'hommes armés dans des rues bondées ne laissent pas de nous inquiéter.

 

Pour BAIONA BERRIA, la lutte contre les violences sexistes reste un enjeu majeur !

 

Nous notons des efforts significatifs avec la campagne d'affichage et de prévention issue de la réflexion entre le Maire et les deux collectifs de Femmes.

Nous pensons qu'ici comme ailleurs, pendant les Fêtes et en dehors des Fêtes, ce sont les comportements sexistes du quotidien qui trouvent avec l'alcool et l'effet de groupe leur degré culminant amenant agressions sexuelles et viols en nombre suffisamment significatif en 2006 pour ne plus pouvoir être caché !

Ne pouvant prétendre régler ce problème de société à elle seule, BAYONNE s'honorerait néanmoins à maintenir tout au long de l'année un travail de réflexion en profondeur sur le sexisme et ses conséquences : BAYONNE pourrait être le lieu où l'on ose aborder en face ce qui ne l'est pas ailleurs (colloques, conférences...).

 

 

Vive la concertation !

 

Pour toutes ces questions y compris et surtout la dernière, un travail de collaboration avec tous les secteurs et tous les acteurs de la fête est nécessaire.

Un seul exemple de concertation sauce GRENET : le GAB ( Groupement des Associations Bayonnaises) a été reçu en Mairie le 13 Juillet soit 6 jours avant le Conseil Municipal du 19 Juillet qui actait de l'organisation et des dispositions à prendre pour ces Fêtes !!

 

Désengorger le Vieux et le Petit Bayonnepar l'extension du périmètre de la fête paraît être une mesure de bon sens. L'étalement géographique des fêtes s'impose à Saint Esprit en y implantant des animations majeures.Le quartier des Arênes pourrait aussi être concerné.

L’ouverture d’un espace du type «Village des associations», ou un espace style Casetas comme cela se fait à Anglet, Mont de Marsan, Dax ou Béziers permettrait l'établissement d'une zone de décompression, de restauration mais aussi de promotion de tout ce qui fait la richesse de notre ville, de notre culture, de notre diversité. De plus, les associations qui n'ont pas de local ou pas de siège en centre ville trouveraient là, enfin, un lieu d'être acteur de la fête.

Nous prônons la suppression pure et simple des comptoirs extérieurs

Dire que les bars de Pampelune sont plus grands ne tient pas : il y en a aussi de toutes les tailles !

 

Des fêtes populaires vivantes

 

Après signature par la Mairie de BAYONNE de la fameuse convention avec l’Office Public, quelle évolution pour l'euskara ?

Le site Internet officiel des Fêtes ? Pas un mot en euskara !!!

L'affiche des Fêtes ? Pas un mot !

Seul le logo de prévention est en euskara !

Ce problème est capital face à la fréquentation des Fêtes par des personnes qui ne connaissent pas BAYONNE ou le Pays Basque. En mettant en avant des vedettes people, en laissant sévir dans les rues la musique de la Star Ac, et en communiquant uniquement en français, comment penser que les milliers de jeunes qui viennent à BAYONNE pour les Fêtes n'y voient autre chose qu'une immense « rave » ou discothèque à ciel ouvert et à bas prix puisque l'alcool acheté dans les supermarchés coule à flots ?

Une mise en valeur de l'euskara et de la culture basque dans la communication permettrait d'attirer le public de Bilbao, de Pampelune, de Saint Sebastien plus curieux et plus soucieux de s'amuser et de découvrir que de vandaliser ou de s'alcooliser massivement.

La musique et les animations dans la fête :

Il faut supprimer complètement ces sonos extérieures qui modifient l'esprit des Fêtes. Des milliers de très jeunes gens s'immobilisent de longues heures dans des «bottellons», dans des endroits maintenant répérés, empêchant pendant les heures nocturnes de proposer pour les autres des musiques différentes.

Nous n'avons pas l’impression qu’il y a une véritable volonté de prendre le problème à bras le corps. Cette année, Mr le Maire permettra la sonorisation extérieure par rue (même musique) : c'est une disposition qui nous paraît complètement extravagante !

Supporter «Alexandrie, Alexandra» d'un bout à l'autre d'une rue du Petit BAYONNE va décourager toute mixité dans la fête. Quelle banda osera affronter un boucan pareil et uniformisateur ?

Nous maintenons l'idée que les musiques vivantes et ambulantes doivent primer. Rien n'empêche d'organiser bals «techno» ou «disco» dans des endroits dégagés.

Le Maire peut et doit intervenir de manière dissuasive auprès des commerçants et des associations pour dissuader toute installation de sono extérieure !

Des évolutions positives voient le jour avec la sollicitation remarquée de groupes musicaux locaux. Les musiques vivantes et les musiques ambulantes doivent être privilégiées.

Des animations perdurent qui n’ont rien à voir avec l’esprit des Fêtes comme celles qui consistent à proposer à des enfants un « parcours » commando par les militaires du 1er RPIMA. On pourrait prévoir sur le modèle de Pampelune, un Village des Enfants permanent avec des animations gratuites quotidiennes, si possible dans un endroit légèrement excentré mais agréable comme le Quai de Lesseps ou les Allées PAULMY.

Les toilettes publiques installées cette année sont au nombre de 200, ce qui représente une augmentation considérable.

De leur côté, les cafetiers et les associations doivent permettre l'accès de leurs toilettes, en particulier aux femmes. L'organisation d'un service Plomberie-propreté pourrait leur être proposé de manière à les rassurer contre tout acte de vandalisme.1

 

BAIONA BERRIA prend part à la fête et ne veut pas participer du pessimisme général. Les Fêtes de BAYONNE peuvent et doivent être de belles Fêtes. Les initiatives associatives en sont la preuve.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1Il s'agit pour les cafetiers de cotiser pour qu'une entreprise de nettoyage passe toutes les heures pour s'assurer de l'entretien et de disposer d'un N° Vert « SOS Plombier » qui permet de pallier immédiatement à tout problème. Une assurance collective pourrait être aussi souscrite.

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