17.01.2008
Hier Monique LL, aujourd'hui Martine B et Bernard C
Sur les 5 élus de la gauche plurielle au Conseil Municipal de BAYONNE, 3 ont changé de camp et deux au moins vont donc rejoindre le maire sarkozyste Jean GRENET. On comprend mieux le manque fréquent de pugnacité de ce groupe... Tractations de couloirs et négociations secrètes allaient sans doute bon train depuis longtemps déjà et il fallait donner des gages de bonne volonté.
L'opposition résolue à la dynastie GRENET est du côté des abertzale progressistes de BAIONA BERRIA dont les élu-e-s n'ont cessé de dénoncer la politique menée par la droite à la Mairie de BAYONNE. Pendant ce temps, les représentants d'une gauche décrépite négociaient leur passage dans le camp adverse. Car leur grenettisme de fraîche date n'est pas un soutien idéologique désintéressé ; il a fallu leur réserver des places... quitte à pousser vers l'électorat de la liste « Photoshop - Yves Ugalde » quelques frustrés supplémentaires!
On reconnaitra volontiers les capacités manoeuvrières d'un maire qui réussit à attirer des personnalités écologistes, socialistes ou abertzale pour un coût politique minimum. Quelques vélos orange, une convention linguistique de dernière minute, des déclarations qui ne mangent pas de pain sur les bonnes volontés... Grenet ne risque pas de se mettre en délicatesse avec l'UMP ! On attend avec intérêt les déclarations des derniers transfuges qui ne manqueront pas de dépeindre un Grenet ouvert, centriste, basquiste, social et environnementaliste...
Nous connaissons, nous, un autocrate sarkozyste opposé à toute forme de reconnaissance du Pays Basque, soutien fidèle des réformes anti-sociales du gouvernement dans le cadre de son cumul de mandat, adepte d'une politique du gadget (ah, les bandes cyclables dans les caniveaux !). Si par malheur il était réélu, les élus de BAIONA BERRIA continueront à s'opposer à ses foucades, tandis que les ex-Verts regarderont leurs chaussures...
Lapurdi Kapitaina
13:30 Ecrit par dans Billet d'humeur | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note



Commentaires
Ésaü vendit son droit d’ainesse à Jacob pour un plat de lentilles. Martine vend ses convictions écologistes à Grenet pour un plat de lentilles vertes.
Bon appétit, Martine.
Voici une façon bayonnaise d’accommoder les lentilles.
Faire cuire 300 g de lentilles vertes dans 5 fois leur volume d’eau froide. Ajouter 2 feuilles de laurier, 1 branche de thym, 1 gros oignon piqué d’un clou de girofle, saler et poivrer. A partir du moment que l’eau frémit, compter 30 à 35 mn. Egoutter et laisser tiédir. Hacher 6 échalotes et couper en petits carrés 3 tranches épaisses de jambon de Bayonne. Mettre les lentilles dans un saladier, mélanger avec les échalotes et le jambon. Assaisonner avec une cuiller à soupe de vinaigre de vin, 1 cuiller à soupe de vinaigre de framboise, 2 cuillers à soupe d’huile d’olive et 3 cuillers à soupe d’huile d’arachide ou de tournesol. Saler et poivrer. Après avoir mélanger le tout, laisser reposer un quart d’heure. Si besoin est, ajouter un peu de vinaigrette.
Ecrit par : lentilles vertes | 17.01.2008
Tiens, revoilà Lentilles Vertes. On ne se quitte plus.
Moi, Verte du Pays Basque et écolo de naissance et jusqu' à la moelle des os, je tiens à faire savoir que je suis ulcérée par le comportement de Martine et Bernard, à qui, personnellement, je ne saurais conserver mon estime. Manquerait plus que ça!
Sur mon blog, j'ai déjà publié "Comédie humaine" qui en parle à mots couverts. Un autre article sur le même ton est prévu pour dans deux ou trois jours, et enfin, quelques jours plus tard, le parcours d'une opportuniste.
Ecrit par : jenofa | 26.01.2008
D'accord avec Jenofa. Moi, membre des Verts, je suis totalement désolé de l'attitude de Martine et Bernard que je ne cautionne pas.
Bon courage pour cette campagne.
Ecrit par : Laurent CAUDINE | 26.01.2008
Bai, egia da.
J'avais oublié "Bon courage". Martine nous a tant et tant de fois répété que la famille abertzale était SA famille d'origine---
Je crois qu'entre famille délaissées, on peut se tenir la main.
Qui sera le prochain cocu?
Ecrit par : jenofa | 26.01.2008
Histoire de faire tache dans ces lamentations consensuelles, je trouve un peu lourdingues ces histoires de naissance et de famille, on se croirait au PNB...
Sur le fond je vous rejoindrai quand même mais il ya des éléments pour se consoler. Si nous avons effectivement été quelques uns à nous faire des illusions sur Martine Bisauta, il ne faut pas oublier que ses résultats électoraux sous son nom n'ont jamais été à la hauteur de l'égo de "dame Martine" (signature dans Ortzadar si je me rappelle bien...).
Ecrit par : fred | 27.01.2008
C'est exact, Fred. Et je réalise maintenant que la déception qui l'ébranlait à chaque fois était plus une question d'ego et d'aigreur de se voir faire du sur-place dans ce qu'elle voulait être son ascension, que de souci pour la planète et pour le Pays Basque.
Ecrit par : jenofa | 27.01.2008
La confirmation du ralliement de Martine Bisauta et de Bernard Causse à Grenet pour les municipales de mars 2008 a été un petit coup de tonnerre dans le ciel bayonnais. Passées les premières réactions émotionnelles et laissant de côté les procès en trahison, il faut réfléchir et analyser les ressorts politiques de ce évènement qui, s’il ne changera pas la face du monde, ni même celle de Bayonne, n’en reste pas moins emblématique.
Emblématique d’une époque à laquelle Sarkozy imprime sa marque. Le débauchage de personnalités de la gauche française et leur ralliement au gouvernement a rompu de nombreuses digues et renforcé l’idée qu’en politique rien ne doit plus nous étonner. Loin de faire bouger les lignes c’est à leur brouillage total qu’on assiste. Tout semble se valoir. Et une chose devenir son contraire. Se rallier aux puissants plutôt que les combattre devient un acte de courage. Abandonner son camp pour rejoindre celui d’en face passe pour de la haute tactique politique. Les dégâts sont terribles en terme de crédibilité du combat et de l’engagement politique. Il n’existerait grosso modo qu’un seul monde possible, celui existant aujourd’hui et la politique n’agirait qu’à la marge, dans les détails, les ajustements. Et c’est l’espoir, l’idée même d’une possible alternative qui prend une méchante claque.
Emblématique aussi d’une position politique récurrente, maintes fois tentée, éprouvée et dont les effets ont été largement prouvés en différents endroits et à différentes époques : « on ne peut agir efficacement que dans la majorité. » Cette affirmation un peu tautologique (ceux qui sont au pouvoir ont évidemment un certain pouvoir...) sous-entend que l’opposition est impuissante, que la minorité est réduite au silence, que le pouvoir des mouvements sociaux et de la société civile est inexistant. Point de vue pourtant largement démenti au Pays basque où le changement des mentalités comme de la réalité vient plus souvent des initiatives sociales que du champ politique. Bref, rien d’autre qu’une vision au fond très conservatrice : faire de la politique c’est être « aux affaires ». Tout le reste n’est que du folklore.
Derrière son pragmatisme bon teint c’est une position de renoncement qui masque une question plus fondamentale, autant morale que politique: « peut-on agir dans n’importe quelle majorité ? » Question qui en appelle d’autres. Peut-on découper l’action politique en rondelles ? Faire fi de la logique d’un projet d’ensemble, de la continuité d’une politique, de textes et délibérations déjà actées qui vont l’encadrer pour plusieurs années, en espérant sur un dossier faire avancer une politique contraire ? Peut-on n’assumer que ses propres responsabilités en laissant de côté ceux de l’équipe au pouvoir ? Peut-on espérer capitaliser pour soi-même le travail effectué au sein d’une équipe et au service de son chef de file omniprésent ? Peut-on transformer un notable autocrate en autre chose ?
Une autre question se pose concernant cette fois la démocratie représentative. Certes, celle-ci faute de mécanismes de démocratie directe et/ou participative donne un chèque en blanc aux élu-e-s pour toute la durée de la mandature. Mais rejoindre, sans l’avoir au préalable défendu publiquement devant les électeurs/trices, ceux et celles contre lesquels on a été élu, abandonner le mandat d’opposition à une politique qu’on a reçu dans les urnes posent un sérieux problème. Qu’en pensent les électeurs/trices qui ont voté pour les rallié-e-s, pour ce qu’ils/elles défendaient, ce qu’ils/elles représentaient ?
Après deux mandatures dans l’opposition à sa gestion, le ralliement de personnalités fortement marquées politiquement (syndicaliste, écologiste, féministe) est pour Grenet un bol d’oxygène. Idées, savoir-faire et compétences nouvelles pour l’aider à se maintenir en place. Changements cosmétiques pour ne rien changer de fondamental. La dynastie Grenet est usée. Le ralliement de M. Bisauta et de B. Causse est une aubaine en terme d’image plus qu’en terme de voix. Elle permet de redorer un blason plus que défraîchi.
Bayonne a toujours besoin d’une véritable alternative et en attendant d’une opposition forte et organisée. Bayonne a besoin de ruptures, de nouvelles orientations en tant que capitale du Pays basque Nord, pour être au service de l’amélioration des conditions de vie des classes populaires qui y sont majoritaires et surtout pour inventer entre tou-te-s une autre façon citoyenne de réfléchir aux problèmes quotidiens, de débattre des solutions et de prendre les décisions qui engagent l’avenir de tou-te-s.
Ecrit par : Jakes | 03.02.2008
Bravo Jakes
J'espère que tu fais partie de la liste de BAIONA BERRIA !
Voilà un discours construit et cohérent !
l'alternative : voilà ce qu'il faut à BAYONNE !
Marcelline
Ecrit par : Marcelline | 03.02.2008
Ce qui m'étonne le plus, c'est que vous soyez étonnés.
Reprenez les interventions (rares) de Bernard Causse en conseil municipal. Il s'agit toujours de féliciter le maire pour son action.
Quant à Martine... Un soir, nous avions dîné entre copains au club-house de l'Aviron, chez Roberte... A la fin du repas, Martine s'était plainte aigrement parce qu'on avait enlevé de l'escalier la photo de son père jouant au rugby sous le maillot de l'Aviron. Il semblait que c'était un vrai problème pour elle. Ce soir là, j'ai compris que si Grenet sifflait, elle allait accourir et je l'ai dit à quelques copains....qui m'ont ri au nez.
Monique.... elle a un égo tellement surdéveloppé qu'elle n'a jamais pu croire que ses élections étaient le fruit de son investiture PS. Elle est réellement persuadée que tout le monde a voté pour elle et que le parti ne lui a rien apporté.
Le PS crève depuis des années de ces questions d'ego. Les Verts aussi : tous les courants ne sont qu'un prétexte à se mettre en avant.
Ces élections municipales sont une mascarade avec La Voix de Son Maitre qui cherche à mordre la main qui l'a nourri pendant des années et qui repartira à la soupe entre les deux tours. On peut même se demander si sa candidature n'est pas téléguidée pour raccrocher les voix centristes qui risquaient de manquer à l'appel. Avec le bâtonnier pseudo-basquisant qui se croit un grand politique alors qu'il s'est fait lourder à chaque élection. Pensez quand même qu'il a réussi à perdre le canton-est qui était le fief des Grenet depuis trente ans et où même le transparent Barnetche avait réussi à gagner. JRE est l'un des plus beaux losers de la vie politique bayonnaise.
Bon courage....
Ecrit par : souvenirs souvenirs | 16.02.2008
Une publicité des années 70 disait pour un produit nettoyant pour carrelages que « Martine avait raison ».
Ce matin du 19 février, à la lecture du journal, on peut aussi dire « Martine a raison, c’est chouette le développement durable ».
Elle ajoute d’ailleurs qu’elle préfère le mot « développement soutenable ».
Et oui, là aussi, Martine a raison. Elle sait que le mot « développement durable » est la traduction usuelle et convenue de « sustainable development », concept développé par des chercheurs et des environnementalistes américains bien avant le sommet de Rio.
Si j’étais son professeur, je lui donnerai une excellente note en anglais pour sa traduction littérale.
Par contre, là ou elle est moins performante, c’est en orthographe et en géométrie.
En effet, elle mérite 4 points en moins en orthographe pour confondre les mots écologie et egologie.
De même, en géométrie, on ne peut pas donner la moyenne à quelqu’un qui confond la droite et la gauche !
Ecrit par : jean-claude | 19.02.2008
devinette kicéki : regardez bien la photo de campagne de Jean Grenet, celle où il a l'air cool, avec des personnes floues derrière lui. Vous avez reconnu celui qui est à droite ? Indice: c'est un abertzale qui aurait été présent à l'inauguration de la permanence de Grenet lors des législatives.
Celui ou celle qui répond A.I. a gagné
Ecrit par : et demain? | 19.02.2008
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