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21.02.2008
Portraits, fragments de vie... n° 3
L'Adour et le quartier Bibi

L’été les familles riches venaient. On allait y garder les gosses. On couchait là. On était payé la misère. La paye, il fallait la donner à ma mère.
J’étais couturière, j’avais mon petit salaire je l’ai toujours donné à ma mère, comme mes frères, comme mes sœurs
Jeune j’ai eu fait le poisson, et la volaille et la charcuterie
Je venais de Nancy. En 1939, mobilisation générale. Mon frère est parti. Mon père est parti. Avec ma mère on est monté dans les wagons à bestiaux. On a atterri en Gironde. Je ne suis pas allé à l’école. Un franc tous les mois, dans la vigne. Quatre russes, deux yougoslaves, trois allemands prisonniers de guerre. Et un français, c’était moi.
Puis il y a eu le grand incendie dans les Landes. On ramassait les arbres brûlés, les charbonniers le charbon, c’était en 49, le grand incendie.
J’ai été parachutiste. Je vous dis la vérité. Tout le monde a peur de sauter, je dis la vérité, quand il faut tirer le cordon, tout le mode a peur et plus tu sautes plus tu as peur.
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JOALDUNAK[



Commentaires
Moi aussi j'ai appris à nager dans l'Adour, c'est pourquoi maintenant, j'ai peur de sauter en parachute.
Ecrit par : Nathalie | 22.02.2008
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